Tout ce que vous avez à faire, c'est de décider de partir et le plus dur est fait. - Tony Wheeler
7 étapes
35 commentaires
VIETNAM
Mars 2020
3 semaines
Partager ce carnet de voyage
1

Nous y sommes ! Située au sud du Vietnam, la ville d’Ho Chi Minh, autrefois dénommée SAIGON bouillonne : ses 9 millions d’habitants et presque autant de scooters donnent l’impression d’une fourmilière qui aurait été dérangée…


En 1975, à la fin de la guerre du Vietnam (1955-1975) Saigon est rebaptisée HO CHI MINH VILLE (celui qui éclaire) en l’honneur de l’homme politique éponyme.

Ce dernier, fondateur du parti communiste indochinois en 1930, créa également le mouvement Viet Minh (ligue pour l’indépendance du Vietnam) en 1941.


Il mena le combat contre les français jusqu’en 1954, date de l’indépendance du Vietnam et n'aura de cesse de prôner l’unification de son pays durant la guerre du Vietnam. Il mourut en 1969, avant la fin de la guerre.

Aujourd'hui, bon nombre de vietnamiens continuent de nommer la ville Saigon. Nos premières impressions sont plutôt bonnes ici : on aime l’atmosphère énergique qui s'en dégage. Se promener y est assez agréable, il y a pas mal d’arbres, d’espaces verts et des trottoirs praticables.

Ho Chi Minh Ville -Saigon 

En revanche, le nombre de scooters est impressionnant et traverser une rue relève de l’expérience inédite !

Guide de survie du piéton à Saigon ! 

Nous logeons dans le quartier des backpackers et nous avons l’impression de partager un petit bout de vie des locaux. Tout semble minuscule ici, les logements, les ruelles (où se faufilent des scooters, on se demande comment !) et même les gens.

Le quartier des backpackers, où tout est tout petit y compris les intérieurs des résidents
Tiny World 

Comme nous n’avions pas fait de tourisme historique au Cambodge, nous décidons d’y dédier une journée au Vietnam qui a connu de sombres périodes, jusqu’à récemment.

Suite à la défaite de Dien Bien Phu en 1954 et le retrait des français, le Vietnam est coupé en deux en 1955 : Le nord Vietnam communiste prônant l'unité du pays et le sud Vietnam anti-communiste. La guerre a commencé comme une guerre civile. Elle a également focalisé les tensions de la guerre froide et a rapidement dépassé les frontières : le nord était soutenu par l'URSS et la Chine, alors que le sud recevait l'aide d'abord logistique et financière des USA. C'est après 1960 que les américains ont engagé leurs troupes avec de plus en plus de moyens : bombardements massifs et usage du napalm et de l'agent orange notamment. A titre de comparaison, le Vietnam a été deux fois plus bombardé que l'Europe lors de la 2ème guerre mondiale. Malgré leur supériorité matérielle, les américains s'enlisent et ne parviennent pas à gagner ce conflit. Les médias et le cinéma finiront par changer l'opinion publique qui rejette de plus en plus ce conflit jusqu'au retrait des troupes en 1975.

Musée de la guerre

A l'extérieur du musée, les chars et avions utilisés par les américains durant la guerre. Nous avons laissé les enfants ici pour monter au premier étage, qui présente une collection de photos des conséquences de l'utilisation de l'agent orange sur les populations, créant tant de malformations chez les enfants. Egalement, des photos de crimes de guerre et de prisonniers torturés. Les images sont parfois d'autant plus insoutenables qu'elles sont en couleur contrairement aux images qu'on peut voir de la 2nde guerre mondiale. Nous quittons le musée, chamboulés.

L'après-midi, nous prenons un taxi, direction les Tunnels de Chu Chi, à 50km au Nord de la ville.

Tunnels de Cu Chi

Le réseau de galeries a été creusé pendant la guerre d'Indochine opposant le Vietnam aux Français et étendu durant la guerre américano-vietnamienne jusqu'à 250km. Ces tunnels étaient utilisés en tant que caches durant les combats, mais aussi stock de matériel, infirmerie, cantine... D'ingénieux systèmes d'aération étaient camouflés dans ce qui semble être des termitières.

L'étroitesse des entrées permettait aux Viet Kongs de se faufiler dans les tunnels, rendant les américains fous. Là où ils pratiquaient une guerre conventionnelle, les vietnamiens pratiquaient une guerre d'usure : ils disparaissaient aussi vite qu'ils avaient attaqué, semant leur terrain de pièges.

Le réseau a abrité jusqu'à 16 000 combattants et toutes les tentatives américaines pour neutraliser l'armée souterraine ont échoué.

Sans transition : SO CO LA !

Dernier jour à HO CHI MINH VILLE : après deux mois de riz et nouilles au menu, une forte envie de chocolat se fait sentir. Ça tombe bien, nous sommes dans une région productrice de cacao. Hop, un "Tripad" et nous voici devant la vitrine d'un chocolatier, miam !


Certains mot de français sont passés dans le langage vietnamien et chocolat en fait partie : ici, on dit "sô cô la" ! 
2

Commençons par un aparté car nous étions dans le delta du Mékong le 5 mars :

Aujourd'hui, 15 mars : Pour info et pour rassurer ceux qui s'inquiètent pour nous, tout va bien, même si nous avons quitté le Vietnam avant-hier, un peu dans la précipitation. En effet, le gouvernement a durcit son approche vis à vis des européens et la situation a complètement changé en l'espace de 48h. Les sites touristiques, restaurants et magasins ont tous fermé très rapidement. Suite à la propagation du virus en Europe, les occidentaux font aujourd'hui peur aux Vietnamiens et nous n'étions clairement plus les bienvenus. On nous prenait la température en entrant dans un restaurant (pour ceux qui acceptaient encore de nous ouvrir leurs portes) et on nous aspergeait de gel hydroalcoolique dès qu'on montait dans un bus. On a donc écourté notre séjour et pris la direction de la Malaisie où la situation est moins tendue (pour l'instant).

On pense également beaucoup à vous tous car désormais, il semble que la France et l'Europe en général soient plus impactées que la plupart des pays d'Asie du Sud-Est.

N'hésitez pas à nous envoyer des nouvelles par mail, on sera content de vous lire !

CAI BE

On a un peu tergiversé mais on a finalement décidé de dire au revoir au Mekong en allant faire une étape dans son delta, quelques kilomètres en amont de la mer de Chine. L'hôtelier chez qui nous avons réservé nous a choisi un bus, direction Cài Bè. Cette petite ville est peu touristique et vit au rythme du fleuve, que se soit avec les cultures de fruits, le riz, la pêche ou le tourisme. Du coup, le bus est plein de vietnamiens et ça nous change... on a failli regretter notre choix lorsqu'on a vu le carton de Durian, (on y reviendra plus loin) mais finalement il est resté à quai. Trois heures plus tard, on nous dépose dans un petit hôtel le long du Mékong, et le contact avec notre hôte se confirme... on va passer un bon moment ! Wu est un jeune type dynamique, rigolard et bienveillant, il nous accueille chaleureusement avec sa soeur et la cuisinière et on se sent comme à la maison.

On s'installe donc et aussitôt, Robin cherche le code WIFI pour connecter l'iPAD, (sa liseuse et sa console)... mais plus d'iPAD ! Il est resté dans le bus qui nous amenait de Saigon... autant dire perdu.

Adieu "Fortnite" et "Brawlstar"... à moins que Wu ne fasse un miracle...

Il contacte la compagnie de bus dont il connait les propriétaires et bonne surprise, retrouve l'iPAD. Il conduira lui même Robin sur son scooter pour chercher la précieuse "liseuse" de Robin.



Ici, pas de restaurant, la cuisine est familiale et délicieuse, on discute en anglais et nos hôtes s'essayent au français : totalement autodidactes, ils apprennent les langues au contact de leur clients en notant phonétiquement les mots dans un cahier. Ainsi "O-LI-VIA", (qu'on entendra tout le temps) est leur version de ON Y VA ! Wu nous montre également un guide de conversations Français-Vietnamien, une relique de 1952, publiée avant l'indépendance . Pendant nos échanges, la soeur de Wu s'extasie sur la blondeur de Juliette et commence à la coiffer... Juliette n'osera pas râler lorsqu'on lui fera sa tresse (mais n'en pense pas moins)...

Rassasiés et douchés, on embarque sur un bateau, on est seuls à bord, avec notre pilote et Wu, qui nous servira de guide tout l'après-midi. Il est fier de sa ville et adore SON fleuve. il nous a concocté un programme "maison", faut dire qu'on est les seuls clients de son hôtel...

ETAPE 1 - Le Marché

Sous les toiles et bâches qui procurent une ombre bienvenue, on découvre un grand marché typique, à l'usage unique des locaux. La profusion de fruits, légumes, herbes et autre étals est vraiment attrayante.

On trouve de tout sur ce marché, Wu fait le mariole en nous montrant une grappe de crapauds vivant attachés à la façon des gousses d'ail. On apprécie plus que modérément mais ici beaucoup d'animaux sont vendus vivants, notamment les poissons, pêchés dans le fleuve à quelques mètres et maintenus en vie dans des bassines oxygénées... fraîcheur garantie !

tu l'as vu, Wu ? 

On se déplace dans les allées et on découvre nombre de produits peu conventionnels : parmi ceux là , on remarquera le "Bat Poo Poo" , les excréments de chauves-souris, vendus comme engrais biologique.

On sentira et goûtera plusieurs herbes. Sur un autre stand, on testera une boisson au sucre de canne tout juste pressé : "So Good" !

Plus loin, on croise un bébé chiot, "So Cute" ! et Wu essayera de nous faire croire qu'il est sur le marché pour être vendu et mangé, rassurez-vous, on est dans le sud du Vietnam, majoritairement Bouddhiste, on ne mange pas les chiens ici...

Par contre, on mange les canards... "So Cute" !

Il y a pire... Sur le stand de cette adorable grand-mère de 85 ans : Wu nous fait découvrir des oeufs un peu particuliers. On prévient les âmes sensibles et les plus jeunes que la vidéo qui suit peut choquer... en effet, manger des œufs de canard fécondés (avec un caneton déjà bien trop formé) fait partie des habitudes alimentaires des locaux...

On est dégoûtés par cette  pratique mais c'est aussi ça la découverte d'autres cultures !

ETAPE 2 : Le marché flottant.

Rien à voir avec l'horrible piège à touristes au Sud de Bangkok. Ici les commerçants naviguent en famille sur le fleuve, mouillent quelques jours à Cài bè, puis se déplacent vers un autre marché en amont ou en aval du fleuve. Chaque embarcation vend son produit de prédilection et on distingue chaque spécialité à un étendard qui n'est autre qu'une longue perche en bambou flottant à l'avant des bateaux et on peut y voir, fixé au sommet, un exemplaire de manioc, patate douce, oignon etc.

Bizarrement, seul le vendeur de jarre n' a pas fixé de pot au bout d'un bambou,  

Pour que l'expérience soit plus ludique, Wu nous amène à bord de l'embarcation de la marchande de fruits. On y dégustera et découvrira une grande diversité de produits, certains rares voir jamais vus. On commence facile avec de petites bananes et de la pastèque, puis la mangue et la papaye.

Un peu plus difficile, Wu nous présente le rambutan : de la taille d'une balle de golf, coque rose et poils drus avec une chair juteuse qui fait penser au leetchi...

Ça se complique avec l'échantillon suivant, une tranche issue d'un fruit immense et dont la coque est piquante, on redoute le Durian, que l'on a senti dès qu'on est monté à bord, mais ouf, ça n'est que le gigantesque "fruit de Jaques" qui peut peser jusqu'à 30 kg (on vous le présentera plus tard sur son arbre).

au centre, une sorte de pomme en forme de poire dont on a oublié le nom ! 

Ça y est ! c'est le moment qu'on présentait depuis le début, et on devrait plutôt dire qu'on sentait depuis le début : le Durian. Ce fruit pue tellement qu'il est interdit dans les bus, avions, hôtels et lieux public fermés. On le connait de longue date mais on n'a jamais osé le goûter. Qui goûterait une tranche "d'égout fermenté" ? Mais là, pas possible de se défiler, et comme l'odorama n'existe pas encore, le plus parlant est de vous montrer la vidéo... "So Good" !

So Good ! 

Etape 3 : L'artisanat de la ville

Au détour d'une ruelle ou d'une porte, Wu nous fait découvrir quelques métiers artisanaux.

Ici la fabrication de feuille de riz cuites à la vapeur sur une toile respirante:

Un peu plus loin, c'est un autre artisanat que l'on nous montre : la fabrication de Pop rice. La video en montre le principe, le son du riz sert à allumer le feu, le sable de la rivière, chauffé à plus de 200°C fait sauter le riz. Il sera tamisé avant d'être enrobé de caramel ou autres parfums. "So Good !"

Pop Rice 

On déambule dans les ruelles de Cài bè et Wu nous mène jusqu'à son temple. Il nous explique les spécificités du Bouddhisme au Vietnam : ici, on prie jusqu'à 1000 bouddha différents, les femmes peuvent être moines, les statues sont bedonnantes et souriantes, on a clairement changé de style. La svastika est plus présente également, toujours dérangeante pour nous, occidentaux, au regard de notre histoire contemporaine. Ce symbole a plus de 4000 ans et on le retrouve dans toutes les civilisations et sur tous les continents.

On partage une prière en allumant des bâtons d'encens, on formule un voeu en frappant une cloche, puis on reprend notre marche.

Etape 4 : Les canaux et les vergers.

Autre ambiance : notre bateau quitte les affluents pour traverser un bras plus large du Mékong. On y croise des navire de transport plus gros qui transportent le riz, mais aussi du sable en grande quantité pour les constructions de Ho Chi Minh Ville. Son prélèvement massif dans le lit du fleuve, bien qu'interdit officiellement, est quotidien et abîme les berges, qui s'effondrent de plus en plus fréquemment. Wu nous explique tout cela d'un air blasé : il sait que cela rapporte beaucoup d'argent et que la corruption fonctionne bien dans son pays...

Après 10 min de traversée, on accoste sur une île et nous changeons d'embarcation. C'est une sorte de longue barque à 2 rames qui nous guidera dans les canaux qui irriguent les vergers. nous voilà plongés dans des ruelles aquatiques ombragées (les arroyos), portés par les mouvements gracieux de notre gondolière, dans une version tropicale du Marais Poitevin...

Une fois sur la terre ferme, on découvre les petites exploitations fruitières. Les paradoxes et situations ubuesques sont ici aussi présentes. On nous présente avec fierté les productions de mangues et autres fruits tropicaux, totalement bio. Super, sauf que pour éviter les pesticides et protéger les fruits des insectes, on les emballe dans des sacs plastiques ou des protections en polystyrène, à même l'arbre... Bio certes, mais pas zéro déchet...

Camille, grosse pensée pour toi et ton combat à ce moment là ! 

Sur cette île, tout pousse et en grande quantité, grâce à l'eau du fleuve et au soleil. mais tout est question de proportion : les années de trop fortes pluies, le Mékong déborde et dépose des alluvions, ce qui est bon pour les rizières mais pas pour les vergers. A l'inverse, les années plus sèches, les vergers sont à la fête et les rizières font la tête.

Fruit de Jacques, ananas et mangues à profusion
Les abeilles profitent des nombreuse floraisons et de l'absence de pesticides. 

ETAPE 5 : Sunset sur le Mekong

Nous rentrons vers la guesthouse après un dernier coucher de soleil sur le Mékong...

ETAPTE 6 : Cooking Class 

Pour le dîner du soir, nos hôtes nous proposent de mettre la main à la pâte. On ne se le fait pas dire deux fois et nous commençons par façonner des sortes de samoussas à base de farce de légumes et de porc. Puis c’est un wok de beignets de légumes que nous aidons à préparer... So Good !

cooking class 

Etape 7 : Maison coloniale et jardins

Le lendemain, nous empruntons les vélos de la guesthouse, pas de première jeunesse, comme d’hab, mais qui sont efficaces pour faire un petit tour jusqu’à une maison coloniale et dans le centre de Cai Be.

La maison de M. Ba Duc, construite en 1938 par le mandarin du village dans le style vietnamien traditionnel fut restaurée à l’époque coloniale et combine aujourd’hui les deux styles architecturaux. Elle appartient depuis 6 générations à une même famille de propriétaires.

Un beau jardin fleuri s’étend à l’arrière, dans lequel on trouve un petit cimetière où reposent les ancêtres. Ici, chacun peut demander à être enterré sur sa propriété privée, assurant que la terre ne sera pas revendue par les descendants. Suivant cette même logique, on trouve ainsi de nombreuses tombes disséminées dans les rizières. Elles seront alors surélevées d'un mètre pour ne pas être noyées lors des crues annuelles du fleuve.

ETAPE 8 : Vue panoramique

Un petit tour au sky bar d’un hotel de Cai Be conseillé par Wu nous donne un aperçu en hauteur de la petite ville.

Contents d’avoir terminé notre descente du Mékong jusqu’à son embouchure où nous avons participé à une tranche de vie des locaux grâce à Wu et à sa famille.

3

Corona : « Catch me if you can »

Un nouvel « update », nécessaire avant la diffusion de notre prochain article sur Hoi An où nous étions du 7 au 10 mars, compte-tenu de l’évolution rapide de la situation dans le monde…

Le 11 mars, nous partons visiter les tombeaux des empereurs et la cité impériale de Hué, toute la journée. Lorsque nous rentrons dans le quartier de notre guest house le soir, à pied, quelle n’est pas notre surprise de constater que tous les magasins, les bars et les restaurants ouverts la veille ont baissé leur rideau. Tout le centre ville est bouclé. Nous poussons à pied vers la périphérie pour trouver un restaurant local ouvert qui nous accepte.

Le 12 mars au matin, en arrivant à la Guest House à Ninh Binh après notre trajet en bus de nuit, nous apprenons que le site principal de la baie d’Halong terrestre est fermé depuis la veille. Un deuxième est encore ouvert, nous nous dépêchons d’aller le visiter dans l’après-midi avant que lui aussi ne ferme. Nous apprendrons ce jour là en discutant avec d’autres voyageurs que la baie d’Halong maritime est désormais fermée, plus aucun bateau n’accepte d’emmener des visiteurs dans la baie.

Pensant encore temporiser à Hanoï et dans le nord Vietnam en attendant notre vol du 24 mars vers la Malaisie, nous apprenons aussi que plusieurs quartiers de la capitale sont complètement bouclés. Il est urgent de prendre une décision et c’est le cœur lourd que nous nous apprêtons à dire au revoir au Vietnam qui a subitement durci le ton pour lutter contre la pandémie.

A ce moment là, on ne sait pas où aller… Nous avons une réservation dans les îles Perhentian, au large de la Malaisie fin mars (l’idée étant d’y passer l’anniversaire de Juliette) mais à ce stade, c’est encore loin… Que faire ? Aller à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie d’abord. Des copains voyageurs croisés au Laos nous ont fait rêver avec leurs photos des Philippines… Banco, on va aux Philippines !

Le 13 mars nous quittons la baie d'Halong terrestre pour rejoindre l’aéroport d’Hanoï pour un vol vers KL avec l’envie de repartir rapidement de ce hub pour les Philippines. A Hanoï... Jamais vu un aéroport aussi vide… l’ambiance est tellement bizarre… Nous croisons des français installés depuis 30 ans en Thaïlande qui devaient justement aller aux Philippines ; ils rebroussent chemin car ils viennent d’apprendre que le pays stoppe tous ses transports et ferme tous ses magasins : lock down ! Bon, ça ne sera pas les Philippines donc.

Aéroport d'Hanoï, 13 mars 2020 

Nous arrivons à KL ce vendredi soir un peu fatigués et stressés par tous ces changements de dernière minute. On se dit que la meilleure chose à faire est de se poser un peu ici et attendre de voir comment la situation évolue.

Le 14 nous respirons un peu, la situation est plus détendue ici qu’au Vietnam. Nous sortons quand même systématiquement avec nos masques et surveillons les nouvelles de la propagation du virus. On se sent tellement bien dans à Kuala Lumpur et dans l’appartement qu’on demande à notre propriétaire de réserver pour toute la semaine, ce qu’il accepte, en lui payant la location d’avance en cash.

Le 16, nous apprenons que notre destination principale après l’Asie du Sud Est, l'Australie pour laquelle nous avons un vol Singapour-Melbourne le 23 avril s’apprête à interdire l'arrivée d’étrangers de façon imminente… Cela signerait la fin de notre tour du monde, car la situation en Asie devient trop tendue.

A ce stade en Australie, les étrangers peuvent encore entrer sur le territoire, à condition de se confiner dans un logement pendant 14 jours.

Il nous faut prendre une autre décision. Elle sera rapide : nous achetons des billets Kuala Lumpur – Melbourne pour partir dès le lendemain matin, 17 mars, car une nouvelle annonce du premier ministre australien est attendue le 18. En parallèle, le soir du 16 mars, le premier ministre malaisien annonce la fermeture de tous les commerces, transports etc et le confinement de la population à partir du 18 mars.

Nous quittons la Malaisie de 17 mars... Depuis bien arrivés à Melbourne, nous avons commencé notre quatorzaine dans l’appart airBnB qu’on a réservé près des docks (avec un balcon pour pouvoir mettre le nez dehors !). Nous allons pouvoir récupérer physiquement et psychologiquement du stress de cette situation et des changements de dernière minute qu’elle entraîne.

Mais si les Australiens semblent plus cool, les rues sont quand même vides et la majorité des restaurants fermés. Normalement, on doit se confiner de façon stricte sous peine de très fortes amendes. Respectueux de la règle, Anne s’inscrit sur le drive local et passera la matinée à faire une liste de courses pour la quatorzaine. Au moment de payer, le site annonce que les livraisons sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Pas le choix, il faut chasser à main nue les pigeons qui nous narguent sur le balcon… ou pas. On préférera aller à pied au supermarché pour constater qu’on n’est pas les premiers, il ne reste plus rien dans les rayons pâtes, riz, pommes de terres, farine, sucre etc.

Woolworths - Melbourne - 18 mars 2020 

On ne rentre pas bredouille pour autant et nous voilà parés un enfermement volontaire de 14 jours… sauf si le gouvernement Australien décide d'imposer un confinement à tout le pays… on verra bien.

L’histoire a pris une tournure inattendue, il y a deux mois, notre famille et amis s’inquiétaient de nous savoir si proches du foyer de ce fichu virus ; de notre côté, nous nous réjouissions de ne voir personne sur les sites touristiques majeurs.

Aujourd’hui, l’Europe est plus durement touchée qu’ici et c’est nous qui nous inquiétons pour vous, tous, au sens large.

Nous allons avoir du temps pour rédiger les articles des sites visités durant les deux dernières semaines alors à bientôt pour la suite des aventures des « travel4midable » !


HOI AN

A presque 1000 km au nord de Ho Chi Minh ville, Hoi An est une étape incontournable du Vietnam. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco cette charmante ville aux teintes jaunes a été miraculeusement conservée pendant la guerre du Vietnam grâce à l’ensablement de sa rivière, empêchant les navires américains d’arriver jusqu’à elle.

Le soir venu, les lampions illuminent la ville de toutes parts et il fait bon déambuler le long du port, où flottent des bougies sur la rivière Thu Bon.

Hoi An est situé en bord de mer de Chine et on y trouve les plus belles plages de la région. Ni une , ni deux, le lendemain, nous filons à vélo à travers les rizières rejoindre la plage de An Bang. Jusque là, nous n’avions jamais été en bord de mer depuis le départ. Les enfants se précipitent dans l’eau (et nous les suivrons dans la foulée). Belle façon de fêter nos deux mois de voyage !

Encore une rencontre avec des chiots, qui doivent avoir quelques semaines… 

Retour à Hoi An au milieu des rizières et des buffles qui prennent leur bain.

Arrivée dans la ville à l’heure du coucher de soleil sur le pont de l'île de Cam Nam où nous logeons, qui fait face au centre historique.

En ce deuxième jour, Robin et moi partons de bon matin chercher des croissants pour l’anniversaire de Joel. C’est l’occasion de passer devant quelques belles façades de jour. Nous traversons le marché, déjà très animé et filons le long du port jusqu’à trouver un semblant de pâtisserie. Ça fera l’affaire pour le petit déj du jour !

L'occasion d'admirer quelques autres façades, de jour 

Nouvelle journée au calme à se mettre à jour du blog, quelques devoirs et à buller dans la piscine de la guest house

Nouvelle promenade en ville à la tombée du jour tandis que les lampions s’illuminent les uns après les autres.

Nous passons devant le pont japonais, construit en 1593.

Devant nous, un coucher de soleil en nous retournant, un lever de pleine lune…

Ce soir, nous fêtons l’anniversaire de Joel dans un très bon restaurant, un peu à l’extérieur du centre ville. Je les avais prévenu par mail de cet anniversaire et lorsque nous arrivons, une table a été spécialement préparée pour l’occasion avec une banderole ainsi qu'un gâteau avec bougie !

"Chúc mừng sinh nhật" Joyeux anniversaire en Vietnamien 

Nous passons cette dernière soirée à Hoi An où nous serions bien restés un ou deux jours de plus, mais le nord du Vietnam et ses paysages grandioses nous attendent (enfin, c'est ce que nous croyons encore à ce moment là...)

4

Pour nous rendre à Hué, nous avons choisi de prendre le train, la portion entre Da Nang et Hué étant particulièrement belle à traverser. Un moyen de transport encore jamais utilisé depuis notre départ en tour du monde !

Nous avons la chance d'être du bon côté du wagon pour voir le paysage, désolés pour la piètre qualité des photos à travers la vitre (sale)...

HUE

On dit de Hué qu'elle est la capitale des empereurs et de la culture au Vietnam. Pendant des siècles, le empereurs s'y succédèrent. Ils vivaient dans des résidences impériales à la campagne et se faisaient construire des mausolées du temps de leur vivant.

Ce sont ces tombeaux situés autour de la ville de Hué que nous partons visiter pour la journée, après une nuit dans une guest-house du centre.

Le Tombeau de Khai Dinh

Construit de 1920 à 1931, ce tombeau est l'oeuvre de l'empereur Khai Dinh et le dernier a avoir été construit. Mégalomane, l'empereur Khai Dinh était pétri de culture européenne. Il mélangea allègrement les styles architecturaux, ce qui, ajouté à sa mégalomanie, donne un résultat au summum de l'art kitsch !

Partie d'échec à taille réelle sur l'une des esplanades... les fous sont à l'attaque !

Par ailleurs, pour en financer la construction l'empereur Khai Dinh fit augmenter de 30% les impôts. Inutile de préciser que les vietnamiens ne le portaient pas dans leur cœur !

La structure en espalier est sans rapport avec l'organisation traditionnelle et paysagère des autres tombeaux impériaux. 

A l'intérieur, la salle du tombeau : festival de mosaïques et mélange de matériaux... du délire ! Énormément de détails à observer.

 Un mélange très rococo et Facteur Cheval pour ce tombeau de la démesure.

le Tombeau de Tù Duc

Certaines magnifiques constructions humaines, très impressionnantes sont nées d'esprits tordus et frustrés... c'est le cas de notre ami l'empereur Tu Duc... Son tombeau est aussi majestueux que lui était... dangereux.

Je fais les présentations : Tu Duc, a commencé son règne après avoir trucidé son frère et toute sa famille pour accéder au trône. Il règne de 1848 à 1883, notamment lors de l'arrivée des français au Vietnam. Il fera travailler plus de 3000 personnes à la construction de son tombeau dans des conditions si rudes que de violentes émeutes sont initiées... avant d'être réprimées durement. Certains diront que son comportement est lié à la frustration de ne pas avoir d'héritier, malgré plus de 100 épouses et concubines... Il fut victime semble-t-il des oreillons, maladie qui le laissa stérile. D'autres diront que cela vient de sa petite taille (1.40m) qui le complexa toute sa vie. Pour preuve, les statues de son tombeau sont toutes plus petites que lui, ce qui leur donne d'ailleurs de drôles de proportions...

Bref, malgré tout ça, le tombeau de Tu Duc reste aujourd'hui un des plus impressionnants au milieu d'une des plus grandes résidences impériales de la région de Hué !

Les "tombeaux" étaient également le lieu de résidence des empereurs de leur vivant. 
Un bassin rempli de carpes qui affluent quand les enfants approchent : elles savent qu'elles vont avoir de la nourriture ! 
Les bâtiments de vie s'organisent autour de cours intérieures
Le tombeau en lui même est plutôt sobre, on y accède en passant devant une stèle autobiographique retraçant la vie de l'empereur.

la Pagode de Thiên Mu

Construite en 1601, la pagode la plus connue de Hué est constituée d'une tour octogonale de 7 étages évoquant les 7 réincarnations de Bouddha. De nos jours une cinquantaine de moines vivent toujours sur place, leurs prédécesseurs sont enterrés sous la stuppa, au fond du jardin joliment planté et agrémenté de Bonzaïs.

la Pagode de Thien Mu 

La Cité Impériale

La cité impériale se trouve au cœur de la ville impériale, seul exemple au Vietnam existant encore aujourd'hui. Construite au début du 19ème siècle, la ville impériale est entourée de douves, au fond desquelles poussent des lotus.

De forme quasiment carrée (622m x 606m), la cité impériale comprenait à l'origine une cinquantaine de bâtiments, organisés par quartiers selon leurs fonctions : cérémonielle, religieuse, résidentielle... Outre la famille et les princes, les 100 concubines y vivaient.

Beaucoup de bâtiments ont été bombardés durant la guerre du Vietnam, mais ceux qui restent ont été en grande partie restaurés.

A l'intérieur de la cité impériale, se trouve la cité pourpre interdite dont l'accès était réservé à l'empereur et aux femmes. C'est ici que l'offensive du Têt de 1968 a fait le plus de dégâts. Ne restent que deux maisons mandarinales où se trouvaient bureaux administratifs et salles de banquets.

Autour du site central bombardé, des galeries ont été reconstruites, présentant des collections de photos d'époque.

Plus loin, un petit jardin où jouaient les jeunes princes. On y trouve de nombreuses essences d'arbres, bassins ainsi qu'une jolie collection de bonsaïs.

5

Nous repartons à l'opposé de la cité impériale, vers le temple des empereurs Nguyen. C'est l'occasion de découvrir d'autres édifices et passages.

Le temple du culte des empereurs Nguyen. Avec ses trois niveaux et ses treize mètres de haut, c'est l’édifice le plus élevé de la citadelle. Pas de photos possibles à l’intérieur du temples, mais on peut vous dire que les dix autels qui s'y trouvent, célébrant chacun un empereur de la dynastie des Nguyen sont tout ornementés et très beaux !

A l’extérieur, on trouve neuf urnes dynastiques illustrées d'animaux, fleurs, paysages etc. Chacune pèse 2t.

Après cette journée bien remplie, on en a tous un peu plein les pattes et les enfants plein la tête ! C'est l'instant défoulement !

Nous rentrons à pied de la cité impériale vers notre guest house où nous attendent nos sac à dos pour repartir le soir même, avec un bus de nuit vers la baie d'Halong terrestre.

le quartier routard de Hué 

Au fur et à mesure qu'on se rapproche du quartier des back packers, de plus en plus de rideaux sont baissés. Au début, on n'y fait pas attention, puis devant la quantité de boutiques et restaurants fermés, nous nous approchons et découvrons ce type de messages.

Un peu sonnés, nous nous mettons à la recherche d'un endroit où manger. Les enfants ont faim et sont fatigués de la journée. Nous finissons par trouver un lieu ouvert où on peut commander des "Banh Mi", les sandwichs vietnamiens.

Pensant commander un sandwich avec de belles tranches de tomates comme sur la photo au dessus du comptoir, on reçoit un sandwich avec une espèce de mortadelle gélatineuse... Arhhhhh !

Retour à la guest house pour patienter jusqu'à l'heure de prendre le bus, le regard dans le vide... Demain est un autre jour... (oui mais ça, ce sera APRES notre mémorable trajet en bus de nuit... récit à venir dans la prochaine étape !)

6

Pour gagner du temps et une nuit d’hôtel, et parce qu’on nous avait vivement conseillé le bus de nuit comme moyen de transport au Vietnam, nous choisissons de gagner la Baie d’Halong terrestre comme cela.

Sauf qu’on a réservé nos billets sur internet sans regarder les avis et qu’il s’avérera qu’on n’a pas choisi la meilleure compagnie (et même la pire !) mais ça, on va le découvrir trop tard…

Ça commence dès la gare routière : au milieu de bureaux quasi vides, on déniche celui de notre compagnie. On montre notre téléphone avec nos billets et le garçon derrière son bureau nous envoie patienter au milieu de la gare d’un revers de main : il a mieux à faire sur son téléphone visiblement.

Un peu plus tard arrive une touriste voyageant seule, tout aussi désappointée que nous face à l’attitude du monsieur…

On patiente donc…

Et c’est dans ce hall de gare perdu que pour la première fois, on nous fait comprendre sans ménagement qu’on doit porter nos masques. Nous comprenons que plus qu’une décision propre de porter ce masque en protection, il s’agit ici de montrer notre respect envers les Vietnamiens. Et nous porterons ce masque chaque fois que nous sortirons de notre chambre, que ce soit au Vietnam, ou plus tard, en Malaisie.

Pour en revenir à notre bus de nuit, une fois celui-ci arrivé dans la gare routière, on nous crie de grimper dedans, ce qu’on s’empresse de faire avec l’autre touriste. On retire nos chaussures à l’entrée du bus, où des passagers Vietnamiens dorment déjà. On cherche nos « lits », on enjambe des sacs et des cartons qui encombrent les allées et… nos narines nous envoient vite le message que l’un d’eux, voire plusieurs, contiennent du… Durian !!! (vous savez, le fruit qui pue les égouts, oui, oui !)

Le bus s’ébranle, et nous partons pour environ 14h de trajet. On se dit que ça va être long… les lits étant plutôt des sièges inclinables grinçants à l'hygiène douteuse...

Pas grave, on sort les sacs à viande, on se met dedans, chacun prend sa liseuse et c’est parti !

Après deux heures de route, un des chauffeurs s’approche de l’autre touriste du bus et lui tend son téléphone (merci google translate). Apparemment, la voyageuse dont la destination finale est Hanoi, ne serait pas dans le bon bus… Sauf qu’on le lui apprend seulement maintenant et au milieu de nulle part. Ça ne semble pas être un problème pour les chauffeurs, qui la pressent de rassembler ses affaires, ce que fait la fille, hébétée, qui finissent par l'éjecter littéralement sur le bord de la route en chaussettes, toute seule en pleine nuit !

On est choqués ! Bon… après avoir croisé les doigts pour que cette touriste trouve une bonne âme pour l’aider, on se replonge dans nos bouquins et les enfants, dans le sommeil !

Tandis que Joel lit quasiment toute la nuit, je finis par m’endormir vers 1h du matin, pour me réveiller vers 5h (au son de cocorico ! Oui, il y avait aussi des coqs dans les cartons visiblement…)

Grâce à ma carte SIM locale, je peux jeter un œil sur le tracé GPS du bus et me rend compte que la ville où nous étions censés nous arrêter et bien… le bus l’a déjà dépassée ! Ils ont tous simplement oublié de s'arrêter !!!

Joël va voir le chauffeur pour le lui dire et ni une ni deux, il arrête son bus sur le bas côté en nous houspillant pour sortir ! Il est 5h du matin, on lui dit qu’il ne peut pas nous laisser là, qu’il doit faire demi-tour pour revenir vers la ville mais il s’en fiche, il doit continuer sa route…

Bon, ben nous voici nous aussi au bord de la route à regarder le bus partir…

Au moins, le jour ne va pas tarder à se lever…

Vive la technologie, je contacte un GRAB taxi (Uber version Asie) et il viendra nous chercher pour nous amener à notre guest-house, où notre hôte, encore tout ensommeillé viendra nous accueillir avec un large sourire.

7

Nous sommes donc arrivés dans notre guest house vers 6h du matin et attendons sur un coin de table de pouvoir prendre un petit déj, avec l'espoir de pouvoir intégrer la chambre qu'on a réservée la veille rapidement. Raté, elle était occupée cette nuit, il nous faudra attendre midi...

Au fur et à mesure de la matinée qui passe et des routards qui arrivent au petit déjeuner, les échanges vont bon train et nous apprenons que le premier site de Tam Coc, à côté duquel on s'est logés pour être au plus proche est fermé depuis la veille... Bon... Ben on va aller voir deux autres sites encore ouverts : les grottes de Trang An et le site de Hang Mua.

Finalement, ce sera juste Hang Mua car Joël tombe malade subitement (pas du corona non non !) et a besoin de dormir. Pendant que les uns restent se reposer, les autres partent explorer les environs, équipés des masques qu'on traîne depuis plusieurs jours... Nous partons à pied vers le village, séparé de la guest house par une route qui traverse des rizières où travaillent quelques paysans. Une fois dans le village, on en profite pour trouver les mêmes masques en tissu que ceux que portent les vietnamiens.

Paré pour la suite du programme ! 

Dans l'après-midi, une fois l'ensemble des troupes sur pied et après avoir loué deux scooters, nous partons en direction du site de Hang Mua.

Le site de Hang Mua est un pain de sucre qui offre un panorama à 360° sur la baie d'Ha Long terrestre.

Quelques 450 marches à gravir pour apprécier la vue depuis le sommet, où se trouve un dragon posé sur la crête.

En redescendant, nous empruntons la longue passerelle qui dessine un cœur posé sur l'eau. On s'amuse à observer les filles qui prennent des poses Insta toutes naturelles...

On traverse les quelques restaurants et cafés - vides- qu'on imagine bondés en temps normal pour se poser sur une balançoire et prendre le temps d'admirer ce paysage si singulier.

Puis nous rentrons au village en traversant les rizières et prenons le temps de nous arrêter, une dernière fois, nous imprégner de ces paysages splendides du Nord Vietnam.

Dernière soirée au Vietnam que nous quittons à regret, sans avoir pu voir l'extrême Nord et ses ethnies, la baie d'Ha Long maritime et Hanoï, la capitale. Mais la pandémie est en train de se répandre partout dans le monde et nous devons partir vers une destination plus tranquille, la Malaisie.

Pour terminer, comme d'habitude, quelques mots de la langue du pays 😀

retour au sommaire :

la suite de nos aventures en Malaisie :